Je n'avais jamais eu l'impression d'être aussi proche de quelqu'un auparavant. C'est incroyable. Avant, le monde ne tournait pas vraiment autour de moi, c'était moi qui tournait au dessus du monde. Et maintenant, tout tourne autour de toi. Il ne se passe pas une journée, une heure, une minute, sans que je me demande ce que tu penserais de ce que je suis en train de faire ou de dire, ou quelle serait ta réaction si tu étais à coté de moi. On s'éloigne encore un peu plus malheureusement, à cause de nos familles principalement. Je sais que ça devient de plus en dur pour toi, et pour moi aussi... « Seul parmi les autres, seul, seul, saoulé solo salaud, zéro, certainement le plus raté de tes héros, battu par la vie, battu par l'envie... » Envie d'être proche de toi, de te serrer dans mes bras, contre moi, de t'embrasser...
Quelle changement, quel virement de personnalité, de direction, pour un être aussi cynique et prétentieux que moi ! Je ne pense plus qu'à toi, toi, toi, encore et toujours toi... Quelle transformation pour l'égomaniaque que j'étais. Ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire, c'est un barbarisme. Je l'ai inventé, et aussi étonnant que cela puisse paraître, on le comprends.
Aussi étonnant que l'amour que j'ai pour toi... Je pourrais remplir des dictionnaires et des encyclopédies, des pages et des pages de « je t'aime » jusqu'à la fin de ma vie, cela ne suffirait jamais. J'ai besoin, c'est vital, de te dire que je t'aime. Je dois te déclarer ma flamme, chaque jour que dieu (mon ami imaginaire!) fait et défait...
Je ne vois pas séparé de toi, ne serait-ce qu'approcher une autre fille. Tu les dépasses, les écrases de loin. Par ta beauté, ton humour, ton intelligence... Je te crois, je te sais même supérieure aux autres. Je pense, non je sais, que nous sommes faits l'un pour l'autre. Je le sais quand je te vois, quand je te parle, quand je te touche, quand je pense à toi plus simplement...
De plus en plus de choses me font penser à toi, ton sourire, tes yeux... Tes yeux sont comme l'horizon, emplis d'une infinie beauté... Et voilà que je repars dans la poésie lyrique. Je pourrais écrire des poèmes, ça ne me pose pas de problèmes, seulement je n'aime pas la poésie. Et puis ça me rappellerait de mauvais souvenirs. Je ne suis pas un amateur de poésie.
C'est tout l'inverse en ce qui concerne la musique bien sur... Tous les gens savent que la musique c'est ma vie. Ou plutôt c'était. Maintenant ma vie c'est toi. Mais lorsque j'entends « Still loving you » des scorpions, « Roads » de Roadrunner United, « Halo » de Machine Head, « «Lie Lie Lie » de Serj Tankian... Mon esprit se déconnecte et se perd en rêveries à tes côtés... Des rêves de bonheur, de paix. Le jardin d'Eden. Une tranquillité de l'esprit surtout. Un paradis avec pour seule compagnie, toi, pour seul paysage, tes yeux, et pour seul objet de mon attention, les paroles qui s'échappent de tes lèvres. Le nirvana, le rêve absolu... Appelez ça comme vous voudrez.
Par malheur ce paradis ne reste pour l'instant qu'une maigre création de ma psyché. Une métaphore de fantasme, un fruit absurde de mon imagination débordante. Débordante, emplie de toi, de souvenirs, de photos, de rêves qui sont tous axés sur toi. Tu as donné un sens à ma vie.
J'ai supprimé toute trace d'humour dans ces textes, ce qui est inhabituel pour moi. J'essaye en général de faire sourire les gens avec une pointe d'humour légèrement british. Enfin c'est comme ça que je le conçois. Je veux écrire, parler, me libérer sérieusement. Ça me fait un bien fou de pouvoir exprimer mes sentiments en étant à la fois sérieux et honnête.